MONCEAU SUR OISE



Le lavoir



Construit à l’origine en 1846 sur le terrain au nom évocateur de la Berdouille, ce lavoir a été restauré en 2001 sous le mandat de Bernard Sellier.





De l’époque de la construction reste gravé dans la pierre bleue le nom du maire et de son adjoint, respectivement Mrs ROBIQUET et LEFEVRE.






Les travaux de restauration



Histoires et légendes du village


Conte de MONTCEAU SUR OISE           


Extrait de « Légende de la Berdouille » d’Alfred MIGRENNE


La fontaine Berdouille



 Le jour de l’Ascension de l’an de grâce mil cinq cent et quelques, des jeunes filles de Montceau-sur-Oise allèrent se promener dans la campagne, et, follettes, se mirent à courir sous les grands arbres du chemin qui allait du village au hameau de la Bussière.

Elles prirent chaud et à leur retour elles s’arrêtèrent à la fontaine Berdouille, où, après s’être regardées dans le miroir de l’eau, elles trouvèrent tout naturel de se désaltérer un brin. Elles étaient rouges comme des pivoines, et sous cette couleur-là elles étaient vraiment jolies. On aurait pu s’étonner qu’elles ne fussent pas encore mariées.

A cette époque, la fontaine Berdouille attirait l’attention par les dehors qu’elle présentait. Elle mesurait une surface d’au moins vingt pieds et des roches moussues et fleuries l’encadraient sur trois côtés de façon naturelle. Des marronniers répandaient une ombre bienfaisante. C’était une belle fontaine. Aujourd’hui c’est un trou.

Nos gentes filles venaient d’en quitter lorsqu’elles  virent venir à elles une pauvre vieille qu’elles connaissaient pour dire la bonne aventure et dont on s’amusait quelquefois.

- Tante Brigitte, lui dirent-elles, que nous conterez-vous aujourd’hui ?

La vieille Brigitte que tout le monde appelait sa « tante », ne marchait plus qu’avec un bâton. Elle s’arrêta, appuyée dessus, et releva la tête.

- Vous êtes bien honnêtes, mes petites filles, de m’accoster de la sorte, mais je ne vous dirai rien que vous ne sachiez.

- Tante Brigitte, nous ne vous comprenons pas.

- Oui, oui, oui, entendu ! moi je devine : vous voudriez savoir si vous vous marierez bientôt, et avec qui.

A ces mots, les jeunes filles partirent à rire.

- Comment le savoir, demandèrent-elles.

- Eh bien, venez. Je vais vous le faire savoir, et pour sûr vous serez émerveillées…

Le groupe de jolies filles suivit la vieille.

A destination, celle-ci sortit d’une jolie boîte autant de jetons de carton qu’elles étaient et leur en remit un à chacune.

Ces jetons qui se distinguaient par des couleurs particulières, portaient deux épingles en croix.

Tante Brigitte expliqua qu’il suffisait de les jeter à l’eau, la croix en dessus ; s’ils surnageaient, c’était chance de mariage, s’ils s’enfonçaient c’était le contraire.

Toutes se regardaient. On aurait dit qu’elles n’osaient pas tenter l’aventure dans la crainte d’un mauvais présage. Leurs cœurs faisaient tic-tac.

A la fin, Lisbeth, la plus belle assurément, se risqua. Ses compagnes l’imitèrent et tremblantes, attendirent.

La surface de l’eau se ridait et les frissonnements d’ondes firent danser les jetons, doucement ; c’était comme la brise qui frôle les fleurs.

A la fin plusieurs jetons vacillèrent, prirent l’eau puis disparurent en tourbillonnant. Alors, ce fut des petits cris de souris parmi les jeunes filles.

Mais Tante Brigitte se mit à les consoler, car elle était bonne au fond.

- Soyez raisonnables mes enfants, dans six mois nous recommenceront  l’épreuve.

- Dans six mois, se récrièrent-elles

- Oui, dans six mois. Soyez moins impatientes, voyons !

- Vous trouverez toujours assez tôt des maris qui vous ferons la vie dure :

- Oh! Tante Brigitte!

- Il n’y a pas de « oh » ! , moi qui vous parle, j’en sais quelque chose

 Seules Lisbeth et deux autres, Voisinelle et Fleur-des-eaux ne disaient rien. Elles étaient tout à leurs jetons et elles ne perdaient pas un brin des mouvements qu’ils faisaient. Dès maintenant, elles pouvaient considérer la partie comme gagnée, car ils restaient fermes, sans balancement aucun. Mais il fallait attendre que la vieille ait prononcé le mot sacramentel, et d’ici là, le moindre souffle, le toucher d’un papillon, si léger fût-il, la chute d’une feuille si molle fût-elle, pouvait tout gâcher.

 Aussi étaient-elles angoissées et tante Brigitte le sentait. Hymen ! Hymen ! Prononça-t’elle !

Lisbeth, Voisinelle et fleur-des-eaux triomphaient. Elles se mirent à danser pour marquer leur contentement. Elles chantèrent même, louant la vieille pour son pouvoir merveilleux, et ce que voyant leurs compagnes les jalousèrent bien un peu.

- C’est bien, c’est bien, dirent-elles; vous ne danserez pas toujours.

- La paix ! fit tante Brigitte… Votre tour viendra mes belles petites. Etant plus âgées d’un an ou deux, vous n’en serez que plus fortes et plus jolies.

- La belle raison ! Les maigrelets n’oseront pas vous rechercher.

- Ce qui donne à penser que Lisbeth, Voisinelle, et Fleur-des-eaux, auront des maris bien bâtis, puisqu’elles sont plus âgées que nous.

- Je le crois ; au surplus il peut leur être donné de voir les galants qui les épouseront.

 A ces mots Lisbeth et les deux autres se rapprochèrent de la vieille.

- Est-ce vrai tante Brigitte ? lui demandèrent-elles d’un air câlin.

- Bien sur que c’est vrai.

- Ah ! et que faut-il faire pour cela ?   Curieuses ! dit tante Brigitte devenant taquine.

- Vite, dites

- Eh bien voici : la veille de la fête de l’Assomption, sur le coup de midi, vous vous réunirez ici touts les trois. Vous attendrez que le rossignol chante…

- Et s’il ne chante pas ?

- Soyez tranquilles, il chantera. Donc vous attendrez que le rossignol et dès qu’il se fera entendre vous regarderez dans l’eau. Vous regarderez dans l’eau sans vous regarder et vous verrez le portrait en grand de celui qui vous est destiné.

- Les jeunes filles ne pouvaient pas en croire leurs oreilles, aussi bien celles à qui les paroles s’adressaient que les autres.

- Nous en serons, dirent ces dernières, oh ! oui, nous en serons.

- Gardez-vous en bien, dit la vieille ; du reste vous ne verrez rien, vous, et ils vous arriveraient malheur.

- Un quart d’heure après on savait dans le village que Lisbeth, Voisinelle et Fleur-des-eaux, se marieraient incessamment. Et les mauvaises langues, comme aussi les bonnes, d’aller leur train, selon l’usage.

- Dis donc, la Julie, on dit que Lisbeth…

- Oui, oui, je sais ; on parle aussi de deux autres.

- En -elles de la chance !

- Ça dépend des maris qu’elles auront.

- On m’a nommé le Chevelu, tout droit et Vert-Galant : des riches ceux-

- Ne répète pas ça ; c’est des bêtises. La vérité est qu’elles ne connaissaient pas encore leurs fiancés.

- C’est drôle.

- De la rue du Haut :

- Tout de même, si nos fieux étaient délurés, ils les rechercheraient.

- Le fait est qu’elles offrent chacune un bon parti.

- Je te crois ! n’est pas jardinière qui veut ; ni meunière, Voisinelle. Et à cette époque on attachait un grand prix à de telles professions.

- Sans compter qu’elles ont de beaux yeux.

- Et de l’argent donc !

- Si Voisinelle voulait mon Médéric !

- Et crois-tu que Léandre, mon ainé, ne ferait pas l’affaire de Lisbeth ?

- Pour sûr !

Restait Fleur-des-eaux. La cabaretière du « soleil d’or » lui donnait pour promis son neveu Cyriaque, que la corporation des cordonniers de Guise venaient de recevoir dans son sein.

Tout cela était fort beau. Mais trois gaillards, Colin, Nicolas et Lindor, survinrent, et voilà les projets au diable, car nos filles en furent aussitôt entichées. Mais il fallait que l’eau eût parlé, elle. Les trois garçons n’étaient pas sans inquiétude. Une combine quelconque était-elle possible pour déjouer l’affaire ou mieux, pour détourner le destin ?

A quelques temps de là, Colin qui y avait pensé toute la nuit, sauta au bas de son lit en s’écriant : « j’ai trouvé ! »

Par hasard ils se rencontrèrent dans la matinée, du coté de la ferme de Saint-Rémi. Ils riaient comme des bossus qui regardent leur bosse dans une glace.

- Pour le coup, dit Lindor, Fleur-des-eaux est à moi.

- Je réponds d’avoir Lisbeth dit Nicolas.

- Voisinelle ne peut m’échapper, dit Colin.

- Voyons nos moyens? Interrogea Nicolas.

- Pas de ça fit Lindor, une parole indiscrète lâchée sans le vouloir peut nous compromettre.

L’avis était bon. Il fut approuvé et quelques instants après, les trois amis se séparaient, contents, pour se rendre au travail.

Malgré le calme dans lequel les mettait l’assurance de leur succès, ils parurent longs les jours qui les conduisirent à la veille de l’Assomption. C’était l’heure des promises mais c’était aussi la leur et, partant, ils se devaient à l’exécution de leurs plans, lesquels consistaient, disons-le, à empêcher leurs belles amies d’aller à la fontaine Berdouille. Le délai passé, pensaient-ils, le miroir de l’eau aurait perdu sa vertu et vraiment les trois jeunes filles le consulteraient. Or, pendant qu’ils manigançaient, Lisbeth, Voisinelle et Fleur-des-eaux se faisaient pimpantes. Mais voilà qu’au moment où Voisinelle sortait pour se joindre à ses deux compagnes, une voix la héla :

- Hé! Voisinelle, je crois qu’il y a un loup dans ta bergerie. Tes moutons en sont forts en désordre.

Un loup dans la bergerie ! Ah ! Mon dieu ! Qu’allait faire, qu’allait devenir Voisinelle ? Car elle était seule à la maison. Ses parents étaient aux champs.

Elle ne perdit pas le Nord, heureusement, et s’arma d’une fourche. Elle alla droit à la bergerie, bien décidée à tuer l’animal s’il se laissait approcher.

Seulement de loup, point. Pour ce qui était des moutons, ils avaient bel et bien fichu le camp, à plus de quatre cents enjambées de leur litière, là où poussait une herbe tendre dont la verdeur et la senteur les avaient attirés. Ils étaient passés par une porte de derrière qu’on avait ouverte intentionnellement.

- Ah! Les bestioles! S’écria Voisinelle en colère.

Elle s’en fut vers ses moutons en les appelant car ils avaient chacun leur nom : Fourré,  Laine, Blanche, Noiraud, Tondu, Bébé. Laine, Blanche et les autres étaient tout à leur repas succulent et se bouchaient les oreilles, ce que voyant, la bergère les menaça du bout de sa fourche, et bien sûr elle y serait allée de se grands coups lorsque survint un affreux bossu, qui lui dit gentiment :

- Allez-vous en, mademoiselle, vous avez quelque chose à faire ailleurs. Reposez-vous sur moi du soin de faire rentrer vos moutons.

Elle regarda à deux fois et comme il avait l’air honnête et qu’il parlait sans détour, elle accepta la proposition puis, sans plus attendre, partit d’un pas pressé. Chemin faisant elle rencontra Lisbeth qui, elle aussi, précipitait sa marche.

- Ah! Lisbeth, j’ai eu de ces tours! J’ai cru ne jamais pouvoir aller à la fontaine. Imagine-toi qu’au moment où j’allais mettre le pied dehors, mon moulin s’est mis à marcher tout seul. On avait baissé la vanne et la roue tournait d’un train d’enfer. J’ai essayé de l’arrêter; impossible. C’était donc le feu à brève échéance car il n’y avait pas un grain de blé dans la trémie. Heureusement il est survenu un brave garçon, bossu, il est vrai, qui m’a crié: « Allez-vous en, mademoiselle, vous avez quelque chose qui vous appelle ailleurs ; reposez-vous sur moi du soin d’arrêter votre moulin ». Et je suis partie … Je lui dois une fière chandelle, va.

Cette aventure analogue à celle qui lui était arrivée, surpris Voisinelle. Elle allait faire la remarque à Lisbeth, lorsque Jean LATILLE, un loustic du village, déboucha d’une rue. Il tenait un gros bouquet.

- Oh! Les belles fleurs! S’exclamèrent les deux promises.

- Je vous les offrirais bien, dit le jeune homme, mais je n’en puis disposer ; c’est une commission … Elles viennent de chez Fleur-des-eaux, la jardinière ; et même que la jardinière était d’une humeur massacrante en les cueillant … elle avait un rendez-vous, paraît-il, et nous étions là trois qui voulions être servis de suite. Justement est arrivé un garçon ; un affreux bossu, qui lui a soufflé ces mots

Allez-vous-en, mademoiselle, vous avez quelque chose qui vous appelle ailleurs ; reposez-vous sur moi du soin de satisfaire vos clients. Sans lui il est probable que nous n’aurions pas été servis…

Elle nous aurait mis à la porte. Cela dit, Jean LATILLE poursuivit son chemin. Lisbeth et Voisinelle se regardèrent.

Voilà qui est curieux, dit Voisinelle, un bossu chez toi, un bossu chez Fleur-des-eaux, et un chez moi, car il m’en est venu un à moi aussi ; mais je n’ai pas eu le temps de te le dire.

A cent pas de là, elles se heurtèrent à Fleur-des-eaux qui allaient droit son chemin comme une cavale attelée.

Vite, dépêchons-nous, dit celle-ci, nous allons être en retard… Vous m’attendiez, n’est-ce pas ? Maudits soient les amateurs de fleurs !  On aurait dit qu’ils s’étaient entendus pour venir en même temps, et sans l’amabilité d’un…mais je vous raconterai tout à l’heure.

Va, nous sommes au courant de la chose, lui dirent Lisbeth et Voisinelle ; pour l’instant courons. Et elles courent. Il était temps, car à peine étaient-elles arrivées que perché sur la plus haute branche, le rossignol se fit entendre. Elles se penchèrent sur l’eau, y plongeant avidement leurs clairs regards. Soudain, elles reculèrent saisies.

Quel horreur ! clamèrent-elles en chœur. Il y eut un moment de silence pendant lequel Brigitte parut.

Eh bien, petites, êtes-vous contentes ? Leur demanda t-elle. Les petites ne répondirent pas mais elles firent une moue qui en disait long. Le rossignol continuait de chanter et les agaçait.

Tout beau ! Tout beau ! dit tante Brigitte. Acceptez ce qui vous est envoyé et il vous en sera tenu compte. Voisinelle exprima son sentiment : Jamais je ne l’aimerai.

Il est donc si laid ? Pas précisément, mais il est bossu, pensez donc ! À la bonne heure, Colin… Quoi ! fit vivement Fleur-des-eaux, il est bossu ! Le mien aussi, c’est tout le portrait de celui qui est chez moi en ce moment. C’est loin d’être Lindor.

Ah ça ! Vraiment on s’est moqué de nous, dit Lisbeth d’un air fâché, car j’en dirai autant de celui qui m’est apparu… Pauvre Nicolas ! ca qu’il va dire !

D’accord, dit la vieille, mais méditez ceci ; ce n’est pas toujours avec un beau sac qu’on va au moulin. Là-dessus elles se résignèrent. C’est ce qu’elles avaient de mieux à faire.

Quand on a appris la nouvelle, ce fut un ébaudissement général dans le village. De mémoire d’homme, les commères n’avaient eu dragée pareille à se mettre sous la dent. Aussi s’en donnaient-elles à cœur joie. On n’en disait pas plus des étoiles à grande queue. Mais ce fut pis le jour où les trois couples furent unis par le mariage et la sortie de l’église fut marquée par un charivari d’enfer. Les épousées pleuraient, ne sachant que penser. Tante Brigitte qui était là, leur disait tout bas de prendre courage, de ne pas se désoler ; ça passerait comme toute chose. En tout cas elles seraient heureuses. Tante Brigitte prêchait sérieusement. Elle attendait le moment de se révéler encore par sa science surnaturelle, et on conçoit que les huées dont elle était poursuivie aussi, lui importaient peu.

Cependant le repas de noce terminé, les fêtes étant un peu moins échauffées, on riait, on chantait, lorsqu’on parla d’aller par les sentiers, au doux rayonnement du soleil. Pas une voix ne s’éleva pour s’opposer à cette proposition.

Aussi, quelques minutes après, tous nos gens s’éparpillèrent dans les champs comme des poules qu’une nuit a retenues sur le perchoir. Ce fut un plaisir de les voir si bien qu’on fut à la fontaine Berdouille sans avoir pensé à s’y porter, à l’exception de tante Brigitte qui, toujours la première malgré son âge, semblait conduire la noce. Là, tante Brigitte sortit trois gobelets de la poche de son tablier et les remplit d’eau, puis elle les présenta aux mariés en leur disant d’y boire. A peine les nouveaux époux y eurent-ils trempé les lèvres qu’ils se transformèrent de la tête aux pieds : leurs bosses venaient de disparaître. Il y eut un cri général d’admiration, et tante Brigitte fut entourée, comblée d’éloges et d’embrassements. Les épousées mangeaient des yeux leurs maris et déclaraient tout bonnement qu’ils étaient gentils comme ça. Quant aux mariés eux-mêmes, jamais hommes ne furent plus heureux.

Ils se mirent dans la fontaine pour s’assurer du fait. Après quoi la noce reprit le chemin de Monceau où elle fut le témoin d’un spectacle inattendu. Dans la rue, Colin, Nicolas et Lindor couraient en tout sens, affligés d’une bosse pareille à celle de Polichinelle. Ils étaient suivis d’une bande de gamins qui leur riaient au nez, la bouche pleine de mots malsonnants.

A leur passage devant la noce, leurs regards se portèrent sur les mariés, et grand fut leur étonnement en voyant ces derniers aussi droits que vous et moi.

Pourquoi ?...D’où vient ?... Qu’ont-ils fait ? Questionnèrent-ils. Un invité qui n’avait pas de raison de leur en vouloir leur rapporta ce qui s’était passé.

A la fontaine Berdouille ! crièrent-ils, inspirés d’une belle idée. Et les voilà courant de plus belle, fermement convaincus que dès qu’ils auraient bu une gorgée de l’eau merveilleuse, leur bosse disparaîtrait. Mais il semblait que l’eau eut perdu sa vertu !

Persévérants, ils s’obstinèrent ; mais ils en burent tant qu’ils crevèrent comme des goinfres, tandis que la fontaine berdouillait, berdouillait.



FIN DE L’HISTOIRE